
heart waffle mould // $4.23
J'étais triste, toute l'après midi, parce que Alex. Parce qu'il est froid et parce qu'il veut qu'on discute. Et même si je sais pertinemment qu'il
n'aime pas les dialogues par sms et que c'est moi qui ai lancé l'idée qu'on discute de ce changement de situation bah ça m'a rendu très triste.
Ce manque de considération, cette absence de dialogue. J'imagine le pire, forcément, comme toujours. Mais bon, en sortant de l'école je me suis acheté
du vin pour oublier, pour plus trop y penser, tout en sachant pertinemment que ça ne ferait qu'amplifier le mal être. J'ai ensuite passé 45 min dans
les bouchons alors la peine est devenu énervement et c'étaient des larmes de rage qui floutaient ma vision. Et puis je suis rentrée chez moi, enfin.
Et j'ai appelé ic, et on a discuté un peu de mon arrivée imminente à Toulouse et on a rigolé et ça m'a fait un bien fou. Ca va mieux. Et il me tarde de le
voir, d'aller manger dans son restau avec ma maman et de lui faire passer un petit mot de love par l'intermédiaire du serveur, comme au Vert luisant.
On a partagé plein de trucs quand même tous les deux, et même si notre passé amoureux embrouille un peu tout ça, je sais que c'est quelqu'un que j'aime
puissance 10 000. et c'est réciproque. Heureusement qu'il y a ces gens sur qui ont peut compté peut importe ce qui arrive.Il y aura aussi Célia à voir ce week end, et Félix et le pd et Alice et Camille (j'espère..). Que du réconfortant. Que du love.
J'écoute Rihanna, et y a les petits souvenirs de Léa qui reviennent, dommage qu'elle, elle ne soit plus dans le coin. C'était un amour.
je suis dans une période de ma vie où je vois le temms passer très vite, et que ma vie m'échappe sans que je me rende totalement compte. Je suis pas reveillée et j'aimerais bien me secouer pour commencer à vraiment agir au lieu d'attendre et d'esperer des autres qu'ils rendent ma vie moins ennuyeuse. C'est très bizarre maintenant que j'ai quitté le lycée. En arrivant à la fac, de la deception, beaucoup, de savoir que le bac passé, le lycée terminé, et que rien ne changeait réellement. Puis après j'ai reussi à tous les oublier, V et S, depuis tout ce temps qu'ils remplissaient mon esprit. Chaque pas que je faisais me laissait croire que je pouvais revenir en arrière, qu'ils pouvaient me revenir à moi, que nos chemins se croiseraient à nouveau par un grand hasard.. Mais je savais que j'étais conne ! Pendant tout ce temps je faisais en sorte que nos chemins soient le plus prochent possibles, pour qu'ils parviennent à se croiser. Mais je me suis dédaignée, encore. Parce que eux avaient choisi leur route et que moi, qui etait pourtant destinée à bien plus grande, s'est satisfaite de la plus étroite pour être sûre que celle ci s'immiscerait dans le moindre petit recoin qui lui était laissé dans ce but. J'etais pas à l'aise, puis je me cherchais encore beaucoup. Une année, hantée. Puis naïve, mais surtout insconciente et aveugle. On ne le reconnaît pas quand on est hanté. C'est comme dans les films où les esprits errent parmi les vivants sans vouloir reconnaître qu'ils sont morts. Ils vivent dans leur passé, dans leur souvenirs, et s'enferment dans leur illusion alors que leur place qui les attend parmi les morts est bien plus belle, plus prometteuse. Quand on est hanté par nos souvenirs, on vit sans vivre. On observe l'horizon avec un voile sur les yeux, tout parait flou, tout paraît loin, tout est laissé au destin et hasard. “sois maître de ton destion, capitaine de ton âme” c'etait ma citation préferée. Il y a quelques années, je pensais en lisant cette citation, qu'il me fallait affronter tous les obstacles auquels la vie me mettait face. Je comptais parmi ces obstacles l'argent, la difficulté, les gens aussi mais jamais je n'ai pu penser que parmi eux il y aurait aussi moi-même, peut-être même que le seul vrai obstacle qui puisse être, c'est moi-même. Moi-même. Ces personnes proches de moi qui ont tenté de me raisonner “yasmine, oublie-le, yasmine c'est pas toi, yasmine t'as pas besoin de gars, yasmine tu vaux beaucoup mieux” , et auprés de qui je me sentais apaisée et à qui je répondais “oui t'inquiète, je sais très bien, cest bien pour ça que j'ai tourné la page”…A ces personnes là, sachez que je n'ai jamais su comment tourner la page, que je ne l'ai jamais fait. De là je me suis rendue compte que les gens ne peuvent rien résoudre combien même ils essayent. Il n'y a que toi-même qui peut car sans toi cette aide qu'ils te présentent n'est rien. Quelques fois c'est difficile, comme ça l'a été pour moi. C'est le temps qui m'a guérie, et l'échec aussi, ayant emprunté une route qui n'était pas la mienne, je ne pouvais que me perdre.